Divorcer avec un Bébé : Gérer la Séparation du Couple et le Droit de Garde ?

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Il est des moments dans la vie qui sont particulièrement pénibles… Et parfois, à la joie d’accueillir un bébé dans la famille, se mêle une séparation ou un divorce.


Au sommaire de cet article




Comment gérer un divorce avec bébé?

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Ce n’est pas une fatalité en soi! Bien sûr, les premiers mois de bébé demandent votre entière implication et vous aimeriez ne vous consacrer qu’à cela. Donc, gérer un divorce en parallèle, peut être assez éprouvant. Mais c’est réalisable.

Faites vous aider par votre entourage, autant que possible, discutez avec d’autres parents dans la même situation (il y a des forums de discussion sur Internet, par exemple, qui vous seront utiles) et restez fort(e) pour le bien-être de votre bébé, qui n’a rien demander pour se retrouver dans une telle situation.

Je vous conseille, pour avoir vu de nombreuses familles se déchirer et les enfants énormément souffrir, de faire en sorte que la séparation soit la moins douloureuse possible: après tout, vous avez conçu, ensemble, un enfant, qui vous liera à jamais. C’est un fait. Se faire la guerre n’aidera donc en rien l’épanouissement et l’équilibre de votre enfant. Bien au contraire.

N’utilisez pas votre enfant comme un moyen de blesser l’autre. Préférez la communication et l’échange. Le bébé n’en sera que plus heureux.

Divorcer avec un bébé: les droits et devoirs des parents

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Votre bébé n’est pas un jouet dont on peut faire ce que l’on veut, pourvu que cela embête l’autre! Non! Surtout pas. Même s’il est très petit, il ressentira les ondes négatives qui lui sont transmises par ses parents et cela causera des troubles du comportement importants.

Il est bien mieux de tenter de s’accorder amiablement sur les modalités de l’enfant avant un éventuel passage chez le juge!

La garde de l’enfant

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Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour déterminer la garde de l’enfant.

Vous pouvez instaurer une garde alternée, si la situation s’y prête et si les conditions matérielles sont réunies (chacun a un toit, de quoi nourrir l’enfant, une situation financière qui permet d’accueillir le bébé, etc.). Il n’y a, en effet, pas de raison particulière dans la majeure partie des cas, pour priver l’enfant d’un de ses parents pendant près de 15 jours…

Si toutes les conditions sont réunies, et même si les parents, entre eux, ne s’entendent pas, une garde alternée d’une semaine sur deux permettra à l’enfant de grandir entouré de ses deux parents et d’impliquer les parents dans la vie de l’enfant, au quotidien: bains, repas, change, activités, jeux….

Bien entendu, si la mère ou le père s’alcoolise, maltraite l’enfant, l’a délaissé depuis sa naissance …, la garde de l’enfant devra être aménagé: la sécurité et la santé du bébé prévaut sur tout le reste (et même sur l’envie d’un parent de voir son enfant).

Dans un tel cas, le parent qui a peur pour la sécurité de son enfant demandera la garde exclusive de son enfant avec un droit de visite et d’hébergement adapté.

Les droits de visite et d’hébergement éventuels

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En cas de résidence alternée, il n’y a pas besoin de prévoir des droits de visite et d’hébergement pour l’un ou l’autre des parents.

Les droits de visite et d’hébergement sont, en effet, prévus pour que le parent qui n’a pas l’enfant au quotidien, en profite quelques jours par mois – bien souvent, 1 week-end sur 2.

Durant l’exercice de ces visites, le parent a le bébé sous sa responsabilité et doit convenablement s’en occuper.

Ils sont très importants, notamment pour ne pas rompre le lien parent-enfant. Dans la mesure du possible, et sous réserve des situations de danger évoquées ci-avant, il ne faut donc pas priver un bébé de son père ou de sa mère.

Si le parent qui n’a pas la garde exclusive du bébé présente un danger pour l’enfant, des droits de visites médiatisés peuvent être mis en place: dans un cadre neutre (une association, bien souvent), le parent rencontre l’enfant durant quelques heures par mois (ou par semaine, selon les situations). Des éducateurs ne sont jamais bien loin et, ainsi, à la fois l’enfant et les parents sont encadrés et rassurés.

En conclusion

Divorcer avec un bébé est donc une étape, certes, désagréable et malheureuse mais ne doit pas être le prétexte de traiter un bébé comme un objet: il faut dialoguer avec l’autre parent, et créer une atmosphère sereine pour l’enfant afin qu’il se développe sans complications.

Privilégiez la garde alternée et les visites régulières de l’autre parent, dans le cas d’une garde exclusive.


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